mardi 14 avril 2015

Vert et jaune, d'abord le vert

L'eau s'est accrochée aux fils de la toile d'araignée. Qui a donc déjà parlé de perles de rosée ?
Le printemps est arrivé et avec lui des verts de toutes nuances, de l'herbe tendre aux feuilles d'iris très ligneuses. C'est au matin surtout que j’aime sortir mon appareil photo pour guetter des transparences. En numérique, le problème avec le vert c'est que la cellule qui sert à mesurer l'exposition de l'image est souvent trompée et l'appareil s'il est réglé en automatique a tendance à faire des images surexposées (trop claires). Il est facile de palier à cet inconvénient sur quasiment tous les appareils. Je l'expliquerai plus loin. Pour faire des images un peu originales il faut donc se lever tôt et regarder le travail de la lumière sur les végétaux, voici quelques exemples pris ces derniers matins avec une rosée complice.

 
De minuscules gouttes de rosée soulignent le bord des feuilles de ce blé en herbe                                  Lumix FZ 1000 téléobjectif éq 400 mm


En utilisant un objectif plus spécialisé en macrophotographie on peut obtenir des images encore plus originales. Photos faites au Nikon 7100 avec un objectif 105 mm macro ouverture 2,8.



Les flous augmentent la taille relative des gouttes et les quelques points de netteté donnent une réalité à ces images presque abstraites chargées de lumière.


Comment donc corriger l'exposition ?

Au fait c'est quoi ? Depuis le début de la photographie le problème reste le même : comment faire rentrer ce qu'il faut de lumière pour impressionner une pellicule photo sensible ou maintenant un capteur numérique ? On peut jouer sur 3 facteurs : 
1- le diaphragme (c'est l'ouverture réglable par laquelle entre la lumière)
2 - la vitesse d'obturation (c'est le temps ou la pellicule ou le capteur est exposé à la lumière, souvent de 30s au 4/1000 de s)
3 - la sensibilité de la pellicule exprimée en ASA (100 asa pour peu sensible et 12800 pour très sensible à la lumière)

Autrefois on achetait des pellicules en fonction des sujets (les plus sensibles atteignaient les 800 ASA au prix d'un "grain" très important) et on devait les finir avant d'en changer ! Aujourd'hui on peut simuler la sensibilité toujours exprimée en ASA, par un menu spécifique à chaque appareil et à chaque photo... et un mode Auto qui choisit à votre place !
Pour ce qui est de la vitesse d'obturation, elle aussi peut-être automatique ou prioritaire si on a réglé le bouton de choix de mode de prise de vue sur S (comme shutter, obturateur en anglais), alors un système, souvent une mollette permet de choisir la vitesse souhaitée tandis que l'ouverture est calculée par la cellule.
Pour ce qui est du diaphragme, là encore il peut être automatique ou bien  si on a réglé le bouton de choix de mode de prise de vue sur A (comme aperture, ouverture en anglais) on peut aussi changer la valeur.

On détermine de toute façon un couple diaphragme-vitesse qui bien adapté amènera juste ce qu'il faut de lumière au capteur. La cellule analyse votre misage en 1 ou plusieurs points et propose ce couple (avancée décisive en photographie qui commence à se répandre dans les appareils photos vers 1960).

Parfois comme dans les dominantes vertes d'un sujet cette cellule est trompée, elle propose un couple erroné. Sur les appareils on trouve soit sur le boîtier soit dans un menu ce symbole :


Si on l'active lorsqu'on est dans un mode autre que tout automatique on peut corriger le diaphragme en plus ou en moins ce qui aboutit à éclaircir le sujet (+) ou à l'assombrir (-), soit en faisant tourner une molette soit des flèches de navigation. C'est souvent ce que j'utilise pour les photos de verdure.

Pour montrer un peu comment ça se passait avant les automatismes de tous genres, voici la façade d'un Eljy des années trente, il fallait de l'expérience et un bon œil pour évaluer la lumière et faire ses réglages avant de prendre une photo !



 

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