jeudi 30 avril 2015

Mes tout débuts en photo numérique...

Vers 1990-91 j'ai commencé à travailler les images numériques sur un des Macintosh que j'avais acheté en 1989, un Mac II CI. C'était fort cher. C'était le must de l'époque avec un écran de 640x480 pixels en 256 couleurs et un "énorme" disque dur de 80 Mo. On commençait à parler d'images numériques, notamment en capturant des images vidéo issues de la télé ou d'un caméscope.
J'y avais installé une carte Radius où j'avais branché un caméscope Sony 8. Les images faisaient 640x480 pixels en 256 couleurs. Ainsi en fin 91 j'avais fourni des images couleurs pour une revue sans être passé par la pellicule. Révolutionnaire ! J'avais écrit dans une autre revue que l'avenir se trouvait quelque part par là, ce qui m'avait valu un courrier des lecteurs assez nerveux : l'argentique était irremplaçable et pour toujours ! 
A Paris, au salon de l'éducation de 1992, un constructeur américain avait un petit stand pour un produit qu'il pensait plein d'avenir pour l'école : le Dycam, le premier appareil photo numérique commercialisé. Je suis emballé, mais c'est vraiment hors de portée de mon budget. Dépité, je m'en vais... Il me rattrape et me tend une boîte de l'engin convoité en me demandant seulement de le montrer lors de mes formations auprès des profs. Simplement pour montrer la conviction que nous partagions. Aucune autre contre partie. Chapeau monsieur dont j'ai perdu le nom ! Je l'ai gardé, il a le numéro 1372. Aussitôt rentré j'ai utilisé l'appareil : format 320x240 pixels, au départ en 16 niveaux de gris puis en 256 niveaux de gris après une mise à jour du logiciel. L'appareil avait des batteries et une petite mémoire interne pour stocker les images. On le reliait avec un câble série pour les récupérer. Peu de temps après, la marque Logitech le distribuait sous le nom de Fotoman en blanc. Je n'ai retrouvé aucune image faite avec cet appareil, mais le souvenir que j'en ai c'est que les résultats étaient fort modestes, quasi expérimentaux !

Le Dycam original

Le Fotoman de Logitech

L'appareil suivant, qui lui était vraiment convaincant, c'était un Apple, le QuickTake 100. On est maintenant en 1994, j'ai trouvé sur le web une photo d'une configuration semblable à celle que j'utilisais :

Le Power PC et le QuickTake branché avec un câble série
On arrivait à stocker dans la mémoire interne 8 images en 256 couleurs de 640x480 au format pict spécial à Apple. L'objet est assez beau comme design et je m'en suis pas mal servi. Dans mes rangements de l'autre jour, j'ai retrouvé une de ces images :

Photo prise par un QuickTake en 1993
Bon c'est pas terrible vu d'aujourd'hui, les images très compressées montraient pas mal de défauts mais c'était vraiment épatant ! Un petit logiciel permettait de récupérer les images :
Image de l'interface retrouvée sur le net
Les différentes parties, peu de réglages.
Apple qui avait là vraiment innové a amélioré son appareil avec Kodak pour la version 150 et avec Fuji pour le modèle 200 sorti en 96 puis plus rien en ce qui concerne la photo jusqu'aux iPhone, mais ceci est une autre histoire.

mardi 28 avril 2015

Regarder et retoucher des photographies

Dans la colonne de droite du blog, j'ai mis des liens vers des sites de photographie que j'aime beaucoup. En effet le meilleur moyen d'apprendre à faire des images c'est d'observer celles qui nous émeuvent le plus. C'est lié à l'humeur du moment, c'est sûr, mais aussi à la force des histoires qu"elles racontent. Pour écrire ces histoires en images les photographes utilisent des outils : la lumière en premier, le cadrage, l'angle de prise de vue, la couleur ou le noir et blanc etc... c'est en analysant ces éléments qu'on peut intégrer petit à petit ces choix, ces réflexions dans nos propres images.
Il est souvent faisable de corriger certains éléments (cadrage, lumière...), d'amplifier le sens de l'histoire par un traitement de l'image numérique dans un logiciel spécialisé. 
N'allez surtout pas croire que c'est nouveau, la retouche d'image a toujours existé (c'était pendant longtemps un métier) et même a été à l'origine d'un mouvement le pictorialisme dont Demachy et Puyo furent en France les ardents défenseurs de 1890 à 1914. 

Demachy, Struggle 1904 Superbe exemple 
de travail sur le négatif par le "peintre"
Les logiciels de traitement d'images sont très nombreux, de DxPro en passant par Gimp (gratuit et puissant) et le difficilement contournable Photoshop (les versions cloud actuelles ne m'intéressent pas du tout) que j'utilise depuis... 1992 !
Tous ces logiciels complexes sont d'un apprentissage parfois difficile mais tellement intéressant ! Je vais prendre un exemple d'une photo prise en Ukraine en 2014. Des enfants jouaient avec les pigeons sur une place. Une fillette se tenait très immobile pour ne pas effrayer les volatiles. Peu de lumière (ciel bouché). J'ai pris cette image, dont les flous de bougé des pigeons me plaisent beaucoup :

Prise de vue "originale"
Après un premier traitement : recadrage, renforcement de la lumière (niveaux de blanc et de gris renforcés) cela donne cette image :
Isolement du sujet, simplification de l'image,
choix (toujours discutable) du photographe
Et j'ai aussi fait un essai d'image en noir et blanc : mise en niveaux de gris, renforcement des contrastes et un très léger virage sépia pour adoucir encore l'atmosphère de ce moment d'enfance.

Version en NB, toujours réalisée après la prise de vue 
bien que nombre d'appareils photos le proposent dans leur menu.
Quelle version est la plus intéressante ? Je crois que cela dépendra du contexte d'usage, et de la taille du tirage. J'ai un faible pour la version en noir et blanc.

Quelques sites d'agence photo et de collections qui ouvrent leurs archives :

- Les archives de Life sur Google
- Celles de Paris-Match, images pas très grandes, people, mais souvent intéressantes photographiquement parlant

Mettez-vous en plein les yeux, essayez d'expliquer celles qui vous plaisent le mieux, l'angle de prise de vue, l'objectif, la lumière et vous verrez vite vos photos devenir plus intéressantes.
Je viens de trouver sur le net le travail des retoucheurs en chambre noire, impressionnant ! Voici le travail sur une photo de James Dean :

 On peut en voir d'autres là : http://theliteratelens.com/2012/02/17/magnum-and-the-dying-art-of-darkroom-printing/

vendredi 24 avril 2015

Encore quelques fleurs et ce sera tout...


Me revoilà avec mes fleurs après trois jours de rangement de mon bureau, ceux qui le connaissent imaginent l'ampleur du chantier. Évidemment il reste encore pas mal de choses encore à dépoussiérer, à replacer logiquement, mais bon on y circule librement, le buisson de fils derrière les écrans est démêlé et les disques durs des 10 dernières années de production inventoriés et rangés. J'y ai retrouvé des choses... En fait c'était aussi pour permettre l'installation d'une box internet en remplacement de la connexion Wimax devenue trop aléatoire. C'est beaucoup mieux et surtout constant. Il faut aussi reconfigurer toutes les machines, mais petit à petit ça se fait.
Revenons à nos pétales. La première explosion du printemps étant déjà passée, on peut encore s'extasier devant l'étrange beauté des fleurs vues de très près. Comme je l'ai écrit déjà, il est préférable d'utiliser des objectifs spécialisés quand on dispose d'un boîtier réflex... et de sous pour les acheter car ils sont bien coûteux !
Le numérique a très nettement facilité la prise de vue macro par la possibilité de multiplier les prises sans coût supplémentaire. Je me souviens de dispositifs à soufflet bien délicats à utiliser et du faible taux de réussite des images fixées sur la pellicule !
Exemple de dispositif avec le rail de mise au point, ça c'est du sport !

Faisons un brin de technique :
Sur bon nombre d'objectifs d'appareils photo numériques on continue d'utiliser les valeurs de focale qui avaient cours sur les appareils photo qui utilisent la pellicule 24x36 mm. Hors seuls quelques boîtiers professionnels ont des capteurs de cette taille, la plupart sont plus petits et les fabricants ont "extrapolé" leurs mesures pour ne pas désorienter les utilisateurs habitués aux anciens chiffres. Ainsi on savait qu'un 25 mm est un grand angle et que le 400 mm un bon téléobjectif, alors pour des raisons marketing on a continué, comme par exemple sur le Lumix FZ 1000.

Par contre quand on monte sur un boîtier reflex des optiques marquées 105 mm cela correspond bien à la focale d'un capteur 24x36 mm codé FX. Par contre s'il est codé DX cela signifie que le capteur ne mesure plus que 24x16 mm et donc il faut appliquer un coefficient multiplicateur de 1,5. Sur mon boîtier Nikon 7100 qui est au format DX le 105 mm devient donc équivalent à un 150 mm (déjà un téléobjectif) et le 50 à un 75 mm (focale idéale pour le portrait). Pas trop mal à la tête ? J'espère que ça éclairera un peu les chiffres barbares que vous pouvez lire sur vos boîtiers... Un autre jour on parlera des pixels !

Je cause, je cause, mais mes fleurs... Donc grâce à ces objectifs on peut se rapprocher des myosotis par exemple

Sur ces fleurs minuscules on perçoit bien la profondeur de champ réduite due en partie au fort grossissement
ou de ces petites fleurs de bord de route (j'en ignore le nom) qui deviennent colorées comme des vitraux quand on les photographie par transparence


Pour être honnête ces petites fleurs poussent si ras du sol que c'est quasi impossible de les observer sous cet angle, alors j'ai coupé deux plantes et je les présentées face au soleil... j'étais dehors mais ça ressemblait plus à de la photo de studio.
Et pour conclure ce chapitre sur les fleurs, un dernier coup d'oeil sur ces dames de onze heures, ces belles paresseuses qui ne s'ouvrent que lorsque le soleil est bien haut dans le ciel... rien à voir avec la vraie vie.

Lumix FZ 1000



samedi 18 avril 2015

Encore du jaune

Les boutons d'or sont pas d'accord, eux aussi sont bien jolis.
encore il faut sortir avec les premières lueurs du soleil et guetter les transparences. Les fleurs sont plus petites et souvent cachées au milieu des herbes. Pour avoir un joli point de vue , si on n'a pas d'écran de contrôle orientable, il ne faut pas hésiter à se vautrer sur le bas côté pour se trouver à hauteur de la fleur et si jamais quelqu'un s'arrête rassurez le vite !
L'or au milieu des herbes du bas côté de la route
Ne pas hésiter encore à se rapprocher, pour découvrir des détails et des angles intéressants.
Au cœur du bouton d'or
 Il est bon aussi de rajouter des arrières plans colorés qui donnent de la profondeur à votre image.

 
Les coucous se plaignent aussi, cela va me permettre de bien faire la différence entre la photo du naturaliste botaniste et la chasse à l'esthétique de ces fleurs éphémères. Donc le coucou,  de son nom scientifique primula veris et aussi primevère médicinale peut se présenter sous sa forme complète, au bord d'un fossé, c'est intéressant mais pas vraiment un bon sujet photographique :

La plante complète et fort banale, prise en légère plongée
 Mais si on se rapproche encore les fleurs prennent un tout autre relief :
En se rapprochant les coupelles deviennent plus spectaculaires
Et si enfin on arrive à en isoler une coupelle, on est frappé par la géométrie parfaite des pétales.

Objectif macro, à 3cm de la fleur


mercredi 15 avril 2015

Donc le jaune, et gloire au pissenlit !

En numérique, le jaune est souvent difficile à gérer en particulier les contours. Pas beaucoup de remèdes par contre pour améliorer l'image si ce n'est là aussi de corriger l'exposition en baissant d'un diaphragme...
Pour cette couleur j'ai donc continué à promener mon appareil dans la lumière matinale à la rencontre des fleurs du jardin ou des fossés. Là encore pour faire des photos un peu originales, un objectif macro est bien intéressant. Sur tous les appareils compacts ou bridge ou même certains réflex il existe une position macro symbolisé par une tulipe. C'est bien pratique mais souvent limité car la plupart du temps, seul le réglage en grand angle offre cette possibilité, en conséquence on n'a pas ce flou de profondeur de champ appelé pompeusement le bokeh (très bien au scrabble). L'objectif que j'utilise sur le Nikon 7100, de focale fixe 105 mm ouverture 2,8 permet de bien utiliser cet effet en macrophotographie... solution coûteuse mais très efficace.
Parmi les fleurs bien jaunes qui sont sorties ces temps ci, j'ai un faible pour le pissenlit à tous les stades de sa vie. Fleur magnifique vue de très près, on est surpris par ses métamorphoses jusqu'à la fin où la sphère de graines culmine au bout de la tige... Un régal photographique !

La fleur fraîchement éclose
Les découpes des pétales sont très délicates
Les graines vont prendre leur envol, portées par le vent
Les plumes qui surmontent les graines, merveille de finesse et d'efficacité pour le vol de dispersion

mardi 14 avril 2015

Vert et jaune, d'abord le vert

L'eau s'est accrochée aux fils de la toile d'araignée. Qui a donc déjà parlé de perles de rosée ?
Le printemps est arrivé et avec lui des verts de toutes nuances, de l'herbe tendre aux feuilles d'iris très ligneuses. C'est au matin surtout que j’aime sortir mon appareil photo pour guetter des transparences. En numérique, le problème avec le vert c'est que la cellule qui sert à mesurer l'exposition de l'image est souvent trompée et l'appareil s'il est réglé en automatique a tendance à faire des images surexposées (trop claires). Il est facile de palier à cet inconvénient sur quasiment tous les appareils. Je l'expliquerai plus loin. Pour faire des images un peu originales il faut donc se lever tôt et regarder le travail de la lumière sur les végétaux, voici quelques exemples pris ces derniers matins avec une rosée complice.

 
De minuscules gouttes de rosée soulignent le bord des feuilles de ce blé en herbe                                  Lumix FZ 1000 téléobjectif éq 400 mm


En utilisant un objectif plus spécialisé en macrophotographie on peut obtenir des images encore plus originales. Photos faites au Nikon 7100 avec un objectif 105 mm macro ouverture 2,8.



Les flous augmentent la taille relative des gouttes et les quelques points de netteté donnent une réalité à ces images presque abstraites chargées de lumière.


Comment donc corriger l'exposition ?

Au fait c'est quoi ? Depuis le début de la photographie le problème reste le même : comment faire rentrer ce qu'il faut de lumière pour impressionner une pellicule photo sensible ou maintenant un capteur numérique ? On peut jouer sur 3 facteurs : 
1- le diaphragme (c'est l'ouverture réglable par laquelle entre la lumière)
2 - la vitesse d'obturation (c'est le temps ou la pellicule ou le capteur est exposé à la lumière, souvent de 30s au 4/1000 de s)
3 - la sensibilité de la pellicule exprimée en ASA (100 asa pour peu sensible et 12800 pour très sensible à la lumière)

Autrefois on achetait des pellicules en fonction des sujets (les plus sensibles atteignaient les 800 ASA au prix d'un "grain" très important) et on devait les finir avant d'en changer ! Aujourd'hui on peut simuler la sensibilité toujours exprimée en ASA, par un menu spécifique à chaque appareil et à chaque photo... et un mode Auto qui choisit à votre place !
Pour ce qui est de la vitesse d'obturation, elle aussi peut-être automatique ou prioritaire si on a réglé le bouton de choix de mode de prise de vue sur S (comme shutter, obturateur en anglais), alors un système, souvent une mollette permet de choisir la vitesse souhaitée tandis que l'ouverture est calculée par la cellule.
Pour ce qui est du diaphragme, là encore il peut être automatique ou bien  si on a réglé le bouton de choix de mode de prise de vue sur A (comme aperture, ouverture en anglais) on peut aussi changer la valeur.

On détermine de toute façon un couple diaphragme-vitesse qui bien adapté amènera juste ce qu'il faut de lumière au capteur. La cellule analyse votre misage en 1 ou plusieurs points et propose ce couple (avancée décisive en photographie qui commence à se répandre dans les appareils photos vers 1960).

Parfois comme dans les dominantes vertes d'un sujet cette cellule est trompée, elle propose un couple erroné. Sur les appareils on trouve soit sur le boîtier soit dans un menu ce symbole :


Si on l'active lorsqu'on est dans un mode autre que tout automatique on peut corriger le diaphragme en plus ou en moins ce qui aboutit à éclaircir le sujet (+) ou à l'assombrir (-), soit en faisant tourner une molette soit des flèches de navigation. C'est souvent ce que j'utilise pour les photos de verdure.

Pour montrer un peu comment ça se passait avant les automatismes de tous genres, voici la façade d'un Eljy des années trente, il fallait de l'expérience et un bon œil pour évaluer la lumière et faire ses réglages avant de prendre une photo !



 

Panoramique aérien

Les beaux jours revenus, il est temps de ressortir mon drone, de se remettre à l'entraînement de pilotage de cet engin sympathique. Le DJI que j'utilise est bien efficace. Hier soir j'ai mis à jour le drone, la télécommande et le logiciel de la caméra. La mise à jour interdit désormais le survol de la Maison Blanche. Ouf ! Après un rude choc au sommet d'un arbre en septembre dernier et les réparations nécessaires, c'était ce matin le retour aux vols... pas de casse cette fois, mais de jolies images panoramiques comme celle-ci :

Un coin de campagne angevine prise à une quinzaine de mètres du sol
Du coup c'est l'usage du très grand angle de l'objectif qui permet de construire des panoramiques. L'inconvénient de ce type d'image c'est que le fond est très lointain et les proportions sont souvent déformées. Cela n'empêche, ce sont des images spectaculaires et je vous rassure sans danger pour quiconque si on prend de simples mesures de sécurité.

Autre vue, l'empilage des grumes de pins maritimes abattus dans le petit bois proche de la maison (vers 15 m d'altitude) .


samedi 11 avril 2015

Panoramique pas drôle

Cela fait près de quarante ans qu'on vit au même endroit. Il y avait un bois de pins qui nous masquait l'autoroute et nous protégeait du bruit. La nouvelle mode de chauffage industriel au bois amène une prospection effrénée de la ressource. Les propriétaires locaux sont appâtés par le gain immédiat et acceptent de vendre. Alors débarquent des machines au rendement terrible qui parcourent les bois et abattent et débitent les troncs en abandonnant ce qui ne peut être facilement réduit en copeaux. Triés, empilés ils iront rejoindre une grande scierie en Vendée pour devenir pâte à papier, granulés de chauffage ou si leur qualité le permet éléments de menuiserie. Nous, on va rester avec un paysage dévasté, chamboulé en moins de huit jours... Voilà.

Le petit bois ravagé


La "tête d'abattage", monstre repu après une journée de destruction.

Une partie du bois débardé sur le bord de notre petite route.
Je viens de regarder le site de John Deere, le prix de ces engins est terrible aussi, même d'occase, faut en faire du bois !

vendredi 10 avril 2015

La photo panoramique... Un peu d'histoire

Évidemment la photo panoramique ne date pas d'hier, et du temps de la photo argentique, d'ingénieux ingénieurs avaient proposé des tas de solutions pour réaliser ce genre d'images sur une seule prise de vue plutôt que par des assemblages qui pouvaient s'avérer hasardeux. Un de ces appareils qui eut le plus de succès, est le Kodak Panoram qui eut plusieurs modèles de 1900 à 1924. 
Voici le modèle N° 1 :

Le principe : animé par un ressort l'objectif pivote et l'image se projette sur la pellicule située à l'arrière, sur une forme cylindrique par le balayage d'une fente de quelques millimètres de large. Le négatif atteignait environ 20  cm x  6 cm et couvrait un angle de 140 °. Je n'en ai pas (encore) dans ma collection mais vous pourrez en trouver un ainsi qu'un tirage de cette époque.
Il y eut d'autres appareils, dont deux modèles soviétiques assez répandus qui utilisaient le même principe que le kodak, fabriqués par la marque Zénit les Horizon, qu'on peut encore trouver à acheter d'occasion. Ils utilisaient des pellicules 24x36 et on obtenait des négatifs 24x72 couvrant un angle de 120 °.
Premier modèlede 1966, sur le viseur un niveau à bulle permet de contrôler l'horizontalité de l'appareil

Photo de Daniel Katzinger prise avec un Horizon 202

Horzon 202, une des dernières versions commercialisées, mais on peut encore trouver plus récent
Plus amusant, en 2013 la marque Zenit devenue Russe, a proposé un nouveau modèle, numérique cette fois, qui semble n'avoir pas connu un succès foudroyant ! Le choix d'intégrer 3 capteurs pour ensuite raccorder les photos comme on le fait dans le logiciel ICE n'y est pas étranger.

L'Horizon DL 3, si vous en croisez un appelez moi !
Tout ceci n'est pas tout ce qu'on a inventé bien sûr, Denis Tremblay, un photographe professionnel dans les panoramiques rencontré au Canada, utilisait des appareils incroyables où le négatif pouvait mesurer plusieurs mètres et beaucoup d'autres bien sûr que vous découvrirez vous-mêmes !

jeudi 9 avril 2015

La photo panoramique

Aujourd'hui la plupart des appareils photos proposent un réglage prise de vue panoramique. Ce réglage a de nombreux inconvénients (difficulté de bien respecter la vitesse de rotation, l'horizontalité et la verticalité de la prise de vue etc...). Je lui préfère de loin la prise successive de photos avec un recouvrement d'environ 1/3 à 1/4 d'une photo à l'autre. Pour l'assemblage de ces images il existe plusieurs logiciels (Panorama Maker par exemple). Depuis quelques années Microsoft met à disposition (discrètement) un logiciel très efficace : ICE (pour Image Composite Editor) que l'on peut télécharger gratuitement ici : 
C'est en utilisant ce logiciel que j'ai réalisé ces photos :

Plantation de peupliers ( 5 images assemblées ) Lumix FZ1000

Bord de Loire à la Ménitré ( 6 images assemblées ) Lumix FZ1000

Château du Plessis-Bourré ( 5 images assemblées ) Lumix FZ1000
 Il faut veiller à mettre un premier plan pour donner une profondeur à l'image finale et éviter que le regard ne se perde.